Valeurs du sport : hypocrisie ou véritable conviction ?

L'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 vient d'être attribuée à la France et bien évidement parmi les nombreux articles qui y sont consacrés on retrouve souvent la mise en exergue des « valeurs olympiques ».

De nombreux exemples à tous les niveaux nous démontrent malheureusement que la défense de ces valeurs relève d'un travail de tous les instants.

Que la Fédération de Cyclisme soit obligée outre le dopage médicamenteux de lutter contre le dopage « mécanique » au niveau même des catégories et pratiques les plus basses, cela pose question.

Que l'on puisse lire que pratiquer tel ou tel sport ne peut se concevoir dans le cadre d'une seule alimentation saine mais nécessite obligatoirement la prise de compléments alimentaires, cela pose question également.

Qu'au niveau national, nos instances dirigeantes soient amenées à régler leurs différends électoraux devant les tribunaux et qu'au niveau international on s'aperçoive (naïvement) que l'attribution même des Jeux (et d'autres compétitions) a donné lieu à la corruption de certains décideurs cela non seulement pose question mais suscite aussi l'indignation de tous ceux qui chaque jour dans leur club au plus petit niveau luttent pour un sport propre.

L'attribution des JO est un formidable moteur pour le développement du sport dans notre pays ; elle apporte une source de motivation incomparable pour nos jeunes pratiquants qui peuvent rêver d'y participer. Les champions de demain sont aujourd'hui dans les clubs même les plus petits.

Parmi les conditions essentielles pour que les valeurs olympiques soient pleinement respectées, figure l'exemplarité de nos champions et dirigeants au plus haut niveau, et le travail de base des dirigeants, des éducateurs, des arbitres (et des parents) pour inculquer la notion essentielle de respect dans le « logiciel » de nos jeunes espoirs.

On parle beaucoup de l'argent à investir dans les infrastructures nécessaires au bon déroulement des JO : si ces fonds attribués se substituent à l'aide indispensable aux clubs de base qui tous les jours se battent pour la défense des valeurs, alors nous irons voir des compétitions dans des cadres prestigieux certes, mais pour des pratiques douteuses.

Saurons-nous mettre en place des formations et des financements à tous les niveaux qui permettront à nos jeunes de dire même après 2024 « Je rêve des Jeux » ?


Georges JACOBS,
Président du CROS Poitou-Charentes

Vos services Com'

Offres d'emplois

Formation

Service Civique & Sport

Annuaire du sport

Magazine